Depuis des temps immémoriaux, le référencement est source de mythes et de légendes. Encore aujourd’hui, des histoires devenues de grands classiques sont chantées sur un air de flûte aux oreilles de clients médusés qui s’abreuvent de ces informations aussi inutiles qu’imaginaires.
Voici un recueil de quelques unes de ces croyances entendues récemment.
Le nofollow, l’outil parfait pour structurer un contenu.
La croyance :
En utilisant des liens en nofollow, je permets à ma page de garder toute sa puissance en évitant de diluer ce précieux nectar qu’est le PageRank, construisant ainsi une structure parfaite et entourloupant par la même occasion les quelques naïfs qui souhaiteraient réaliser un échange de liens honnête avec mon site.
La vérité :
En utilisant des liens en nofollow, je ressors de la bataille forcément perdant car en plus de priver la page de destination de popularité, je dilue celle de ma propre page. L’un des seuls intérêts du nofollow aujourd’hui est d’être dissuasif, décourageant ainsi les spammers et autres visiteurs malintentionnés.
Utiliser le NoFollow pour structurer son site ? Très mauvaise idée !
La meta-keyword, le fantasme persistant.
La croyance :
La meta-keyword est utile.
La vérité :
La meta-keyword ne sert à rien. Il est étonnant de voir comme cette croyance continue d’œuvrer dans l’esprit des acteurs du web. On l’imagine indispensable et pertinente, alors que certains moteurs disent ne plus s’en servir (Google) et d’autres annoncent qu’ils s’en servent comme d’un signal pour repérer les spammeurs (Bing).
Plus de mots-clés tu ajouteras, et plus le succès dans les moteurs tu rencontreras.
La croyance :
En ajoutant encore et encore mes mots-clés dans mon texte, mon header, mon footer, ma sidebar, mes attributs alternatifs, titres, textes en gras, en italique, en souligné, textes cachés, noms d’images, de pdf, de vidéos ou dans les URL, ma légitimité sur ces mots-clés n’en sera que renforcée.
La vérité :
La sur-optimisation fait beaucoup parler d’elle en ce moment, et alors que jadis prospérait le SEO bourrin et mal élevé, le SEO subtil et bienséant fait aujourd’hui l’unanimité. Utiliser des mots-clés c’est bien et parfois indispensable, mais cela doit se faire avec raison et calibrage.
Soudoyer Google pour mieux régner.
La croyance :
En investissant toujours plus dans des campagnes AdWords et en multipliant les paiements à destination du compte en banque de Google, je m’assure une place au soleil dans les moteurs de recherche pour les résultats naturels. En revanche, si jamais je décide de bouder la régie publicitaire du géant d’Internet, celui-ci me le fera payer au prix fort.
La vérité :
Une légende qui a également fait couler beaucoup d’encre concerne le lien étroit entre le référencement payant et le référencement naturel. Le premier permettrait de favoriser le second sous prétexte qu’un bon client se doit d’être récompensé.
Que ce soit en faveur ou en défaveur de votre référencement naturel, il n’a jamais été prouvé qu’une campagne AdWords agisse sur vos positions dans les moteurs de recherche.
Un code valide au W3C m’accordera bonheur et prospérité.
La croyance :
En soumettant mon site au jugement de cette entité antique qu’est le W3C, je m’assure d’avoir la recommandation d’un allié de poids dans la course aux positions, si celui-ci m’accorde l’honneur de disposer du précieux logo de validation.
La vérité :
La soumission d’un code au W3C est aujourd’hui une pratique vieillissante qui montre ses limites. Un code validé au W3C n’est pas forcement supérieur aux autres, il y a d’ailleurs de nombreuses fonctionnalités récentes que le W3C ne prend pas en charge comme par exemple les microformats, pourtant si chers aux moteurs de recherche.
Le robot est un utilisateur comme les autres.
La croyance :
Google est un utilisateur comme les autres, et lorsque celui-ci visite mon si joli site, il profite de toutes ses fonctionnalités, de mes effets jQuery et de ma navigation dynamique en Ajax.
La vérité :
Bien que ce genre d’informations soit dit et redit sur les blogs, livres et autres sources d’informations sur le référencement, les moteurs de recherche ne visualisent pas un site Internet comme vous et moi.
Effets JavaScript, texte dissimulé et navigation en Ajax sont autant d’éléments qui perturbent la visite des robots d’exploration et qui peuvent vous faire commettre des erreurs grossières lors de l’optimisation de votre site Internet pour les moteurs de recherche.
Que ce soit des problèmes de structure ou de prise en compte du contenu, le JavaScript présente plus souvent ses forces que ses faiblesses chez les novices du référencement, et cela peut parfois coûter très cher lorsque ces implémentations se heurtent au jeu du positionnement.
Espérant que vous ne verrez pas en cet article une moquerie envers des clients peu informés, mais bien un moyen d’en apprendre plus sur cette discipline fine qu’est le référencement, je vous invite à partager vous aussi vos anciennes croyances ou les croyances de vos clients qui se sont avérées erronées ou complètement farfelues.



Bien bel article qui pourrait être complété avec le mien paru aujourd hui sur le sitemap, le robots.txt et l’attribut title
là encore des remises en questions sont nécessaires
Entièrement d’accord
Même si je pense qu’il faudrait rajouter à l’inverse :
La croyance :
Google ne comprend absolument pas le javascript et il est facile de le gruger avec quelques morceaux de code semi obfusqués.
La vérité :
Essaie un peu pour voir
Je me suis fait la même remarque
Une chose sûre même, c’est qu’il suit désormais toute chaine de caractères qui « ressemble » à un lien relatif dans un script JS.
Il faut faire preuve d’un peu de subtilité, mais ce n’est pas impossible
En tout cas pour l’instant !
Bonjour,
J’ai lu avec intérêt les croyances croustillantes de vos clients.
Et si je devais en choisir une au sein de ma clientèle, c’est bien celle où le taux de clic en 1ère position de la 2ème page est meilleure que celui des positions 8 à 10 de la 1ère page !
Entièrement d’accord aussi !!! :p
C’est bien de temps à autres de remettre les pendules à zéro !!!
Excellent billet. En effet les croyances ont la vie dure. J’entends encore trop souvent (entre autres croyances) que « la meta-keywords doit être remplie, comme ça, on sera bien placé dans Google »… Du coup, on perd du temps à expliquer, montrer des tests etc…
Je vais garder cette article dans mes marques pages, ça m’aidera à coup sûr !
On a aussi la croyance suivante :
Croyance : le rapport de positionnement me donne une photographie exacte de mon positionnement
Vérité : entre personnes logguées sur Google, avec un cache vidé, pas vidé, avec un comte Google+, le rapport de positionnement n’est plus vraiment une photo parfaite… mais ça se vend toujours 200€ chez certains !
La personnalisation a en effet bien chamboulé les pages de résultat. Et les nouvelles implémentations à venir actuellement en test aux US ne feront que rajouter une couche supplémentaire au phénomène.
je préfère quand même de loin celle qui les obligent à cliquer tous les jours sur leurs sites dans les résultats pour le faire monter.
Au moins pendant ce temps on sais ce qu’ils font ^^
Très bon article. On pourrait également ajouter la fascination qu’on encore certains pour le PR d’un site alors qu’on sait que le le vrai PageRank d’un site est gardé précieusement par GG (quoi! encore un PR 2 pour ton blog :p ).
Excellent billet, notamment sur le fait de désoptimiser qui permet de mieux ranker plutôt que de bourriner de mots-clés
Mais cette croyance à la vie dure au regard de certains footer !
Il me semble aussi que le no follow n’est plus pris en compte par Google.
On a aussi : je dois surtout pas faire le lien sortant.
Pour la méta keyword je serais moins affirmative, mais son pouvoir est clairement exagéré.
Un code valide c’est aussi une page qui s’affiche plus vite il me semble, donc toujours bon à prendre non ?
La meta-keyword est pourtant belle et bien morte Naima, cela irait contre les critères de qualité de Google que de laisser le webmaster décider seul des mots-clés sur lesquels il souhaite se positionner, en remplissant simplement une balise meta
.
Et pour ce qui est du W3C, il m’est arrivé très souvent d’obtenir un code valide qui était assez lourd à charger, et inversement un code très léger qui ne passait pourtant pas les critères du W3C. Ce type de validation a vraiment perdu de sa valeur aujourd’hui
Voilà une bonne petite mise à jour sur les mythes et légendes… mais il y en a encore tellement ! Et encore tellement d’autres qui naissent au fur et à mesure que le web évolue (du genre Twitter à lui seul permet de ranker…)
Dans les légendes urbaines SEO entendues pendant cette dernière décade :
Les jumeaux dc.title et dc.description. Alors bon ou pas ?
L’impact de la revisit after
Nous avons soumis votre site dans les moteurs de recherche
Ouais dur à entendre en 2012, mais il reste encore en 2012 d’autres trolls
Bonsoir
Je confirme concernant Javascript. Je vous donne un exemple trèèèès parlant : sur une boutique Prestashop de base (vérifié jusqu’à la v1.3.x en tout cas), Google indexe SANS SOUCIS des pages… qui n’existent pas !!!
En effet, le module de stats interne envoie les données relevées par une requête POST écrite en Javascript à la volée dans le code. Et bien Google reconstruit une URL grâce à cette requête (!) et vous la ressort en 404 dans GWT
(exemple parmi tant d’autres…)
Excellent article sur les croyances qui ont bien la vie dure… après, je veux dire, si certains continuent à y croire, moi ça me dérange pas en fait, qu’ils continuent à faire du « PR juice sculpting » avec du nofollow
Bonjour et merci pour ce très bon article.
Une croyance erronée que je retrouve souvent chez mes clients, c’est de penser que faire de la publicité via Google Adwords amènera plus de visiteurs sur leur site (jusque là, ok) et qu’ils figureront ainsi automatiquement à une bonne position dans les résultats naturels.
heureusement que les croyances comme les pratiques réelles comme ce qui est pris en compte par google change un peu, sinon tout serait campé par les mêmes personnes depuis 15 ans, ca laisserait peu de chances aux nouveaux.
Je doute que cela soit ce qui motive Google, mais il est vrai que les changements nous forcent à retravailler et à trouver de nouvelles manières d’agir.
Pas de doute les légendes numériques ont la vie dure, tu as oublié de parler du pagerank : » Avec un PR 5 je serai premier dans googl » ou encore une belle perle que j’ai entendue : »Les sites sont classés dans google selon leur trafic » !
Bonjour
Excellent article !
Néanmoins j’aimerais faire une petite remarque concernant la validité W3C :
Cette validité n’est effectivement pas vraiment un critère sensible de performance pour le bon référencement d’un site.
Mais la validité W3C a d’autres usages important comme :
• Garantir une visualisation correcte de votre site sur de multiple navigateurs et plateformes. De nos jour ou votre site est visualisé sur de nombreux supports comme des consoles de jeux, des Téléphones mobiles et Smartphones, des tablettes différentes, des ordinateurs différents des navigateurs exotiques de plus en plus nombreux, il est important de rendre son site compatible avec le maximum de monde.
Et OUI, cela veut dire qu’il ne faut pas suivre la mode des nouveaux codes optimisés pour la dernière version de Firefox ou IE, qui ne sont pas encore pris en compte par le W3C sous peine de voir votre site totalement illisible sur les navigateurs que vous n’avez pas testés ou dans une version un peu ancienne.
• Garantir la qualité du travail réalisé. Certes mettre en ligne un site W3C compatible à 100% est parfois contre-productif sur certains points. Mais c’est un moyen pour votre client (qui ne connais rien au code) de s’assurer que le travail que vous avez fait, a été fait selon les normes professionnelles de qualité du marché.
Si vous avez du prendre des liberté avec « le code » (et ne plus être à 100% W3C), vous devez avoir de bonnes raisons pour le faire. Raison que vous devez pouvoir expliquer à votre client.
Une partie des règles du W3C si elles sont appliquées, sont invisible globalement pour les visiteurs du site. Mais elles existent pour également garantir que votre site est par exemple accessible aux non voyants ou lient vos images ou vos élément de navigation avec un contenu texte référençable.
Bref, je pense qu’il est un peu irresponsable pour un vrai professionnel de négliger les règles du W3C parce qu’elles ne servent, à priori*, pas à grand chose pour différencier son positionnement sur Google.
(*) Les éléments de l’accessibilité de votre site étant pas mal utilisé par les moteurs de recherche il faut quand même mettre un bémol à cette affirmation. Pour référencer votre site il ne faut quand même pas le coder comme un cochon.
Bonjour Erik,
Je vous rejoins sur le fait que le W3C permet d’être sûr d’avoir un site à la fois compatible et de permettre à vos clients de fournir un code correct et bien réalisé.
Néanmoins, un code ne passant pas le W3C ne signifie pas nécessairement qu’il résulte d’un travail de cochon. En revanche, oser des innovations qui certes seront réservés à certains utilisateurs possédant des navigateurs modernes ou encore ajouter des microformats à son code est, je le crois sincèrement, un critère de qualité aussi bien vis à vis d’un client que des moteurs de recherche.
Dans tous les cas et malgré nos divergences, je vous remercie pour ce commentaire qui fait plaisir à voir.
Méfiez-vous des « Microformats ». Il servent à Google, bien plus qu’a votre référencement.
Ils agissent souvent en contradiction avec la génération de votre trafic. Notamment en e-commerce.
Car l’internaute qui trouve directement dans Google les informations qu’il recherche, ne va plus venir visiter votre site ou Google a trouvé ces informations via les microformats.
Imaginez combien seule l’information « prix » extraite de votre site donnée hors contexte dans un environnement aussi concurrentiel que Google peut être dommageable pour votre trafic, voire même pour votre entreprise.
Je n’ai rien contre la dimension « balisage sémantique » des microformats qui travaille au développement de moteurs de recherche plus pertinent. La « cartographie sémantique » c’est la prochaine révolution dans l’échange d’informations.
Mais il faut savoir préserver son pré carré dans un monde ou les transactions d’informations sont les créateurs de richesses.
Je n’ai rien contre les évolution technologiques. Mais je pense quelles doivent déjà passer l’épreuve du temps (et d’une réflexion aboutie) avant d’être utilisées de façon pertinente et efficace.
Sur 10 révolutions internet annuelles (ou présentées comme telles) seule « une » idée novatrice se révélera au final rentable pour tous.
J’aime choisir les évolutions qui ont fait leurs preuves.
Merci, d’avoir prêté attention à mon commentaire. Je le répète, cet article est vraiment très bien. Même si certaines de ses idées peuvent être mal comprises si elle sont simplifiées à outrance. Je sais que chez Sartepenso vous ne feriez pas ce type de simplification.
Article très intéressant, d’autant plus avec les commentaires ajoutés.
Bonjour,
Excellent cet article ! J’aurais une question à poser. Si je place un backlink sur un site en NoFollow ayant une forte notoriété, est-ce que ce même backlink peut transmettre un bénéfice sur mon site ?
Bonjour Minh Chau, ce lien ne transmettra aucun bénéfice en termes de popularité, je le crains !
Seulement 1/3 des critères de validation W3C sont directement influençables pour le référencement.
Article intéressant, mais certaines croyances était vrai avant (exemple le PR sculting) donc dur de faire sortir certaines idées des clients…