Vous avez sûrement entendu parlé de Google bombing (positionner une page via un ajout rapide et massif de liens) dernièrement, nous vous proposons ci-dessous notre point de vue.
Qui a participé au bombing contre François Hollande ?
Incapable de gouverner
Lorsque vous recherchez « incapable de gouverner » dans Google France, le premier résultat retourné est le site officiel de campagne de François Hollande.
Google n’a pas décidé d’entrer en campagne aux côtés de l’actuel président, il s’est fait manipuler ! Malgré ces différentes annonces, Google reste incapable d’empêcher les utilisateurs de l’influencer à l’aide de netlinking.
Bombing, vous avez dit bombing ?
Pour arriver à ses fins, l’auteur de cette manipulation a acheté des liens sur divers sites, dans le but d’augmenter artificiellement la légitimité du site de François Hollande sur cette requête.
N’en déplaise aux différents journalistes, blogueurs, cette opération semble se limiter à l’achat de liens sur un petit nombre de sites, ce qui à notre sens n’est pas un véritable bombing.
Voici par exemple quelques sites participants à cette action :
- www.musiqueray.org/
- www.la-musique-rai.com/
- www.wallpapers-manga.com/
Comme vous pouvez le constater, ce ne sont pas des sites d’autorité.

Qui a participé au bombing contre Nicolas Sarkozy ?
On va tuer la France
La réponse n’a pas tardé, quelques jours après, un membre/sympathisant du PS effectue une action similaire pour que le site de l’UMP ressorte sur la recherche : « on va tuer la France ».

J’ai tué la france
Comme chez Sartepenso nous sommes partageurs, nous vous offrons un scoop : le bombing concerne également la page Facebook de Nicolas Sarkozy avec la requête « j’ai tué la france ».
A l’heure où j’écris ces mots, la page se positionne en 7eme position.

Cette action s’est effectuée à l’aide de logiciel de génération de contenu et de liens automatiques et s’apparente plus à un bombing que l’action précédente.
Relativisons
Les requêtes n’existaient pas avant cette opération et ne génèrent aucun trafic, aucune visibilité directe.

On remarque qu’aucun internaute n’effectue de recherche sur ces requêtes (données provenant de Google) sur la capture d’écran ci-dessous :

Opération de communication
Du côté technique, du trafic généré, cette opération est quasiment nulle, par contre, du côté du trafic indirect (Twitter, Facebook, blogs, journaux) l’impact est loin d’être négligeable !
Bref, avec quelques dizaines d’euros, une heure devant soit, il est possible de générer du trafic et des liens « naturellement » avec un bombing, réel ou non.
J’en profite pour le rappeler, l’algorithme de Google se base toujours en bonne partie sur les liens et non pas sur les actions sur les réseaux sociaux comme certains peuvent l’avancer.
Retrouvez différent Bombing ci-dessous :



Les premiers bombing de la campagne, mais effectivement vous faites bien de distinguer les opérations d’achats de liens, de celles de génération de contenu. Dans les deux cas on s’éloigne du coté « communautaire » d’un bon gros bombing qui vise à dénoncer quelques chose / montrer son mécontentement de manière collective. Comme dit dans l’article, un peu de cash et du temps, et on peut faire son bombing tout seul…
Franchement très drôle les articles qui sont apparus dans quelques grands journaux où, les journalistes s’interrogent sur les pratiques des équipes webs des candidats…
Je pense que les gens ont juste voulu s’amuser un coup
Pas plus
Good l’analyse chef … Toujours est-il qu’avec l’effet média/relais social, les infos et les articles se monte rapidement et finalement un de deux mini bombing est en train de faire coup double ! Ou alors un rigolo s’amuse encore
C’est également ce que l’on pense par chez nous. Le plus amusant est d’observer la nuée d’articles répétant l’information sans vérification au préalable.
Le google Bombing, la nouvelle arme politique http://danstonkult.wordpress.com/2012/02/25/faut-il-stopper-le-google-bombing/
Pas vraiment, le bombing n’est vu que par une petite partie de la population et les actions ne semblent pas organisées parles bureaux politique (trop occupés à faire de faux fans sur Twitter et Facebook).